L'Archéologie du Subconscient

Et si certaines de vos croyances ne vous appartenaient pas ?

Lorsque nous observons nos pensées, nos peurs ou nos réactions, nous avons souvent l'impression qu'elles font naturellement partie de nous.

Nous les considérons comme normales.

Évidentes.

Naturelles.

Pourtant, une question fascinante mérite d'être posée :

Qui vous a appris à penser comme vous pensez aujourd'hui ?

Prenez un instant.

Certaines de vos croyances concernant :

  • l'argent ;
  • le travail ;
  • l'amour ;
  • la réussite ;
  • le bonheur ;
  • la confiance en soi ;

proviennent-elles réellement de vous ?

Ou les avez-vous simplement héritées sans vous en rendre compte ?

C'est ici que commence l'Archéologie du Subconscient.

Devenir l'archéologue de son propre esprit

Lorsqu'un archéologue découvre un objet ancien, il ne se contente pas de l'observer.

Il cherche à comprendre :

  • d'où il vient ;
  • quand il a été créé ;
  • pourquoi il existe ;
  • à quoi il servait.

L'Archéologie du Subconscient applique exactement la même démarche à nos croyances.

Au lieu d'examiner des vestiges enfouis dans la terre, nous explorons des programmes enfouis dans notre esprit.

Certaines croyances sont récentes.

D'autres remontent à plusieurs décennies.

Certaines ont même traversé plusieurs générations.

Les couches du subconscient

Imaginez votre subconscient comme un site archéologique.

Sous la surface se trouvent plusieurs couches.

Première couche : les expériences récentes

Les événements des dernières années.

Vos réussites.

Vos échecs.

Vos rencontres.

Vos décisions.

Deuxième couche : l'enfance

Les phrases entendues à répétition.

Les encouragements.

Les critiques.

Les récompenses.

Les interdictions.

Les comparaisons.

Cette couche influence souvent profondément notre identité.

Troisième couche : les croyances familiales

Certaines idées circulent dans une famille pendant des générations.

Par exemple :

L'argent se gagne difficilement.

Il faut souffrir pour réussir.

Les riches sont malhonnêtes.

Il faut toujours se méfier des autres.

Ces croyances deviennent parfois invisibles tant elles semblent normales.

Quatrième couche : les croyances collectives

Société. Culture. Éducation. Religion. Médias. Traditions.

Nous absorbons continuellement des idées sans même nous en apercevoir.

Les croyances héritées

Imaginez que vous receviez un vieux coffre rempli de cartes.

Vous pourriez naturellement penser :

Ces cartes sont les miennes.

Pourtant, elles appartenaient peut-être à quelqu'un d'autre.

Le subconscient fonctionne parfois de manière similaire.

Nous héritons de nombreuses croyances sans jamais les choisir consciemment.

Puis nous les utilisons comme si elles représentaient la réalité.

Le musée invisible de nos croyances

Imaginez un instant que votre esprit ressemble à un immense musée.

Dans chaque salle sont exposées des croyances accumulées au fil du temps.

Certaines ont été créées par vos propres expériences.

D'autres vous ont été transmises sans que vous vous en rendiez compte.

Lorsque nous étions enfants, nous absorbions le monde comme des éponges.

Nous n'avions pas encore développé suffisamment de recul pour remettre en question ce que nous entendions.

Alors nous enregistrions.

Nous enregistrions les paroles.

Les comportements.

Les réactions.

Les peurs.

Les certitudes.

Petit à petit, certaines de ces informations sont devenues des croyances.

Puis ces croyances sont devenues des vérités.

Pourtant, une croyance répétée n'est pas forcément une vérité.

C'est parfois simplement une idée ancienne qui a trouvé une place confortable dans notre musée intérieur.

 Les phrases qui façonnent une vie

Certaines phrases entendues dans l'enfance peuvent laisser des traces étonnamment durables.

Par exemple :

Fais attention. Ce n'est pas pour nous. L'argent ne pousse pas sur les arbres. Ne te fais pas remarquer. Sois raisonnable. Il faut travailler dur pour réussir.

Ces phrases sont souvent prononcées avec de bonnes intentions. Elles cherchent à protéger. À éduquer. À préparer à la vie.

Mais le subconscient ne fait pas toujours la différence entre un conseil et une règle absolue.

Il enregistre.

Et parfois, il applique encore cette règle des décennies plus tard.

Les héritages invisibles

Nous héritons de beaucoup plus que de caractéristiques physiques.

Nous héritons parfois de façons de voir le monde.

De peurs. De croyances. De rapports à l'argent. De rapports à la réussite. De rapports à l'amour.

Une famille ayant connu le manque pourra parfois transmettre inconsciemment une peur permanente de manquer.

Une famille ayant vécu des trahisons pourra transmettre une méfiance excessive.

Ces transmissions ne sont pas forcément conscientes.

Elles voyagent souvent à travers les comportements, les habitudes et les émotions.

 L'exercice de la lampe de l'archéologue

Choisissez une croyance importante.

Par exemple :

Je ne suis pas fait pour réussir.

Puis éclairez-la avec les questions suivantes :

  • Quand ai-je commencé à croire cela ?
  • Qui exprimait cette idée autour de moi ?
  • Quels événements ont renforcé cette croyance ?
  • Existe-t-il aujourd'hui des preuves qui la contredisent ?
  • Que deviendrait ma vie si je cessais d'y croire ?

Comme un archéologue qui dépoussière un ancien objet, vous commencez alors à révéler ce qui était resté caché.

 Tous les vestiges ne sont pas des obstacles

L'Archéologie du Subconscient ne consiste pas uniquement à découvrir des croyances limitantes.

Certaines découvertes sont de véritables trésors.

Peut-être avez-vous hérité :

  • d'une grande capacité d'adaptation ;
  • d'une force intérieure ;
  • d'une créativité particulière ;
  • d'un courage discret ;
  • d'une générosité naturelle.

L'objectif n'est donc pas de tout remettre en question.

L'objectif est de distinguer ce qui mérite d'être conservé de ce qui mérite d'être transformé.

Car un bon archéologue ne détruit pas le passé.

Il le comprend.

Le piège de la familiarité

Pourquoi certaines croyances sont-elles si difficiles à remettre en question ?

Parce qu'elles nous semblent familières.

Et le cerveau adore ce qui est familier.

Une idée répétée pendant vingt ans paraît souvent plus vraie qu'une idée entendue pour la première fois.

Même lorsqu'elle est fausse.

Les fossiles mentaux

Dans l'Archéologie du Subconscient, j'appelle parfois certaines croyances des fossiles mentaux.

Ce sont des idées très anciennes qui continuent à influencer nos comportements.

Exemples :

Je ne suis pas assez intelligent. Je ne mérite pas de réussir. Je dois toujours faire plaisir aux autres. Je dois tout contrôler.

Ces croyances ont parfois été créées dans un contexte précis.

Mais ce contexte a disparu depuis longtemps.

Le fossile est resté.

 

L'enquête intérieure

Lorsqu'une croyance importante apparaît, devenez enquêteur.

Posez-vous ces questions :

Qui m'a appris cela ?

Quand ai-je commencé à croire cette idée ?

Cette croyance m'aide-t-elle aujourd'hui ?

Que se passerait-il si je cessais d'y croire ?

Cette idée est-elle un fait ou une interprétation ?

Ces questions peuvent révéler des découvertes surprenantes.

Les croyances sur l'abondance

Le domaine financier est particulièrement riche en croyances héritées.

Certaines personnes ont grandi avec des messages tels que :

L'argent ne fait pas le bonheur.

Les riches sont égoïstes.

Nous ne sommes pas faits pour être riches.

L'argent crée des problèmes.

Le subconscient enregistre alors ces informations.

Puis il cherche inconsciemment à rester cohérent avec elles.

Les croyances sur l'amour

Le même phénomène existe dans les relations.

Par exemple :

Il faut souffrir pour aimer. Les relations finissent toujours mal. On ne peut faire confiance à personne.

Ces idées influencent parfois nos comportements bien plus que nous l'imaginons.

Les croyances sur soi-même

Les croyances les plus puissantes concernent souvent notre identité.

Par exemple :

Je suis timide. Je suis maladroit. Je suis nul avec l'argent. Je manque de volonté.

À force d'être répétées, ces phrases deviennent des étiquettes.

Puis les étiquettes deviennent des limites.

Réécrire la carte

L'objectif de l'Archéologie du Subconscient n'est pas de juger le passé.

Il n'est pas non plus de rejeter tout ce que nous avons appris.

L'objectif est simplement d'observer.

Car une croyance visible peut être questionnée.

Une croyance invisible continue souvent à diriger notre vie sans opposition.

 

Chaque croyance que nous mettons au jour nous offre une nouvelle liberté :

celle de choisir consciemment les cartes que nous souhaitons continuer à suivre.

Le trésor caché

Tout archéologue espère découvrir un trésor.

Dans cette exploration intérieure, le véritable trésor est souvent la liberté.

La liberté de choisir consciemment les croyances que nous souhaitons conserver.

Et la liberté de laisser partir celles qui ne nous servent plus.

Une dernière question

La prochaine fois qu'une pensée limitante apparaîtra, demandez-vous :

Cette croyance vient-elle réellement de moi ?

Ou :

Est-ce simplement un ancien vestige découvert dans les profondeurs de mon subconscient ?

Car parfois, ce que nous prenons pour notre identité n'est qu'une vieille carte transmise de génération en génération.

Et aucune carte n'est obligatoire.

Elle peut toujours être redessinée.

Pour aller plus loin

Certaines croyances anciennes donnent naissance à des Pensées Fantômes.

D'autres alimentent des Saboteurs Invisibles.

Certaines influencent même les directions que prennent nos pensées quotidiennes.

Ces liens seront explorés dans les autres cartes du subconscient.

Car chaque découverte révèle souvent une nouvelle couche à explorer.