Steve Jobs
Steve Jobs : quand les détours finissent par dessiner un chemin
Avant Apple, il y eut les doutes, les difficultés… et beaucoup d'incertitude
Aujourd'hui, le nom de Steve Jobs évoque immédiatement Apple, l'iPhone, le Macintosh et l'une des aventures technologiques les plus célèbres de notre époque.
Nous connaissons l'entrepreneur.
Le visionnaire.
L'homme qui monta sur scène pour présenter des produits qui allaient transformer notre quotidien.
Mais lorsque nous regardons une réussite depuis son sommet, nous oublions facilement ce qui existait avant.
Et avant Apple, la vie de Steve Jobs ressemblait beaucoup moins à une success-story.
Elle ressemblait surtout à une route dont personne ne connaissait encore la destination.
Il abandonne l'université
À 17 ans, Steve Jobs entre au Reed College.
Ses parents adoptifs, issus d'un milieu modeste, avaient économisé pendant des années pour pouvoir financer ses études.
Mais quelques mois seulement après son arrivée, Steve Jobs commence à douter.
Il ne sait pas encore ce qu'il veut faire de sa vie.
Et surtout, il voit les économies de ses parents disparaître dans des études dont il ne comprend pas encore l'utilité.
Après six mois, il prend une décision particulièrement risquée :
il abandonne son cursus universitaire.
Il reste néanmoins quelque temps autour du campus et assiste librement aux cours qui l'intéressent réellement.
À ce moment-là, personne ne peut savoir si cette décision sera brillante ou catastrophique.
Lui non plus.
Dormir chez des amis et récupérer des bouteilles pour manger
Cette période est loin de l'image du futur dirigeant d'Apple.
Steve Jobs n'a plus de chambre universitaire.
Il raconte avoir dormi à même le sol chez des amis.
Pour acheter de quoi manger, il rapportait des bouteilles de Coca-Cola consignées et récupérait les cinq cents versés pour chacune.
Et chaque dimanche soir, il parcourait plusieurs kilomètres à pied pour obtenir un véritable repas au temple Hare Krishna.
Difficile d'imaginer, en observant ce jeune homme sans diplôme et sans véritable confort matériel, ce qui allait suivre.
Et pourtant...
Pendant cette période apparemment chaotique, quelque chose était déjà en train de se construire.
Un cours « inutile » qui changera quelque chose des années plus tard
Libéré des cours obligatoires, Steve Jobs commence à suivre ceux qui éveillent sa curiosité.
Parmi eux :
la calligraphie.
À quoi pouvait bien servir un cours de calligraphie à un jeune homme qui s'intéressait à l'informatique ?
À première vue...
à rien.
Il découvre pourtant les polices de caractères, les espacements, les proportions et toute la beauté de la typographie.
Des années plus tard, lorsqu'il travaillera sur le premier Macintosh, ces connaissances influenceront la manière dont les polices de caractères seront intégrées à l'ordinateur.
Ce qui semblait être un détour inutile venait de trouver sa place dans l'histoire.
🍎 Apple
À seulement 20 ans, Steve Jobs fonde Apple avec Steve Wozniak.
L'entreprise se développe à une vitesse extraordinaire.
Dix ans plus tard, elle vaut environ deux milliards de dollars et emploie plusieurs milliers de personnes.
L'histoire pourrait s'arrêter ici.
Le jeune homme qui récupérait des bouteilles pour manger a réussi.
Fin de la success-story.
Sauf que non.
Car l'un des épisodes les plus étonnants de son parcours était encore à venir.
Être écarté de l'entreprise que l'on a créée
En 1985, Steve Jobs quitte Apple à la suite d'un conflit de direction.
Imaginez la situation.
Vous créez une entreprise.
Vous consacrez une partie immense de votre vie à la développer.
Elle devient un succès.
Puis vous vous retrouvez dehors.
Pour beaucoup, cela aurait pu ressembler à la fin de l'histoire.
Steve Jobs expliquera pourtant plus tard que cette épreuve l'a libéré et lui a permis d'entrer dans l'une des périodes les plus créatives de sa vie.
Il poursuit alors de nouveaux projets, notamment NeXT, et développe également son aventure avec Pixar.
Puis, des années plus tard, Apple rachète NeXT.
Et Steve Jobs revient chez Apple.
La route venait encore de changer.
Relier les points
En 2005, lorsqu'il prononce son célèbre discours devant les diplômés de Stanford, Steve Jobs revient sur toutes ces étapes.
L'abandon des études.
La calligraphie.
Les difficultés.
Apple.
Son départ.
Son retour.
Et il partage une idée fascinante :
nous ne pouvons pas toujours comprendre, au moment où nous les vivons, comment les événements de notre existence finiront par se relier.
Le sens apparaît parfois seulement lorsque nous regardons derrière nous.
Et c'est peut-être là que son histoire devient particulièrement intéressante pour Tout est encore possible.
Ce que son histoire peut nous rappeler
Tous les détours ne deviennent évidemment pas des réussites extraordinaires.
Tous les échecs ne cachent pas nécessairement une opportunité.
Et abandonner ses études n'est certainement pas une recette pour créer Apple.
Ce n'est pas cela que raconte cette histoire.
Elle nous rappelle quelque chose de beaucoup plus simple et peut-être beaucoup plus précieux :
nous ne connaissons pas toujours immédiatement la valeur d'une étape de notre parcours.
Ce qui ressemble aujourd'hui à un retard peut parfois devenir un apprentissage.
Ce qui ressemble à un détour peut nous faire découvrir quelque chose que nous n'aurions jamais rencontré autrement.
Et ce qui ressemble à la fin d'une histoire peut parfois n'être que la fin d'un chapitre.
✨ À retenir
Si aujourd'hui votre route ne ressemble pas à celle que vous aviez imaginée...
Ne concluez pas trop vite que vous êtes perdu.
Continuez à apprendre.
Continuez à observer.
Continuez à construire.
Un jour, en regardant derrière vous, certains points pourraient finalement commencer à se relier.
Votre histoire n'est pas terminée.
Tout est encore possible.
Retour à Tout est encore possible
Histoire suivante → Liz Murray